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La Seine-Saint-Denis

Le CORIF a, depuis 2000, une convention de partenariat avec le Conseil Général de la Seine-Saint-Denis pour la réalisation d'inventaires avifaunistiques et pour des conseils d'aménagements écologiques sur les différents parcs départementaux.

La Haute-Ile à Neuilly-sur-Marne

Photo © Franz Barth / Corif

L’année 2011 constitue la dixième année consécutive du suivi ornithologique du parc de la Haute-Île. Plusieurs points en ressortent : 

  • La stabilisation des effectifs des populations aviaires, enregistrée à partir de 2008, se prolonge cette année ;
  • Des espèces bioindicatrices reviennent sur le parc (Rousserolle effarvatte, Locustelle tachetée), alors que la disparition d’autres espèces sur le long terme se confirme (Pipit farlouse) ;
  • Deux espèces à enjeu prioritaire pour le parc, la Sterne pierregarin et le Petit Gravelot, ne se sont pas reproduites, malgré leur présence durant la période de reproduction ;
  • Trois nouvelles espèces liées aux zones humides occupent désormais le site en tant que reproductrices (Cygne tuberculé, Grèbe huppé et Bernache du Canada) ;
  • L’Épervier d’Europe semble toujours utiliser le site comme terrain de chasse ;
  • Les quatre observations du Faucon hobereau au printemps indiquent, soit une migration pré-nuptiale plus marquée que les années précédentes, soit l’installation d’un couple à proximité du parc. 

La diminution des surfaces favorables, consécutive aux travaux et aménagements, est le principal facteur explicatif des baisses d’effectifs des populations de passereaux patrimoniaux des milieux semi-ouverts. En effet, la surface de ces milieux a été divisée par deux en cinq ans, engendrant un impact négatif sur les populations nicheuses. Néanmoins, la création de bassins et d’îles en 2007 a directement favorisé l’apparition de nouvelles espèces nicheuses, ou, pour la plupart, migratrices et hivernantes. 

Enfin, en 2011, en plus des préconisations de gestion évoquées les années précédentes, il est proposé l’installation d’un mécanisme de protection du radeau à sterne, contre l’occupation de ses bordures par d’autres espèces. Ainsi, le suivi de 2012 permettra de confirmer ou d’infirmer l’hypothèse du dérangement dans l’échec de la reproduction des sternes en 2011.

 

Le parc départemental Jean Moulin - Les Guilands - à Montreuil

Photo © Jean-Pierre Lair / Corif

 

Depuis 2000, le CORIF effectue un suivi régulier du Parc Jean Moulin – Les Guilands. Les dernières années ont permis, d'une part, d'obtenir une vision de l'avifaune du parc sur un cycle annuel complet, en étendant le protocole à la période hivernale (2006) et, d'autre part, de dresser un bilan après la construction de l'aire de jeux et la destruction de la friche dans la partie Guilands du parc (2007). En 2008, Il a été décidé de revenir à un suivi de la population nicheuse. Pour la dixième année d'inventaire (2009), le protocole a été modifié, pour passer à un suivi entièrement réalisé à l'aide des indices ponctuels d'abondances (IPA). Ainsi, quatre points d'IPA ont été ajoutés aux deux déjà présents sur les friches, afin de couvrir les zones de buissons plantés d'arbres ou d'arbustes et le boisement du Parc Jean-Moulin. Le suivi a été interrompu en 2010, mais il a repris en 2011, avec six sorties d’avril 2011 à février 2012.

Trente cinq espèces ont ainsi été contactées sur le parc cette année. Ce résultat se rapproche de celui des années 2002 (trente-six espèces), 2003 (trente-quatre espèces) et 2008 (trente-quatre espèces). Il est bien inférieur à celui de la dernière année de suivi, en 2009 (quarante-une espèces). Il apporte une nouvelle espèce (la Grive litorne) à la liste des espèces observées sur le site depuis le début des suivis, portant cette dernière à soixante-quatorze espèces.

Une analyse plus détaillée montre que cinq espèces, non observées en 2009, l'ont été en 2011, et parmi elle la Rousserolle verderolle, dont la dernière observation remonte à 2006. A contrario, onze espèces, observées en 2009, n'ont pas été contactées en 2011.

Vingt-trois espèces se sont reproduites sur le parc en 2011. Ce chiffre est identique à celui de 2001, et comparable à celui des cinq premières années de suivi (2000 à 2004). Il marque un net recul au regard des cinq dernières années (vingt-sept à vingt-neuf espèces, de 2005 à 2009). Néanmoins, deux sorties seulement ont été consacrées à la nidification cette année, contre quatre les années précédentes. Cela explique probablement en partie ce déclin du nombre d’espèces nicheuses. On notera que, comme en 2007, le Rougegorge familier n’a pas été noté nicheur cette année.

La reproduction des quatre espèces de sylviidés bio-indicatrices, est assez contrastée : la Fauvette à tête noire et la Fauvette grisette voient leurs effectifs nicheurs légèrement progressés (respectivement de deux et un couple), tandis que le Pouillot véloce perd trois couples et que le Hypolaïs polyglotte, comme en 2006, perd à nouveau son statut de nicheur sur le parc cette année.

Les préconisations d'aménagement et de gestion, déjà proposées les années précédentes, restent applicables, notamment en ce qui concerne l’ouverture de la friche accidentée. On y ajoutera la nécessité d’améliorer les systèmes visant à limiter les intrusions du public dans les zones sensibles (réparation des clôtures et développement de végétation dense derrière ces clôtures). Il serait aussi souhaitable d’appliquer sur la butte la même gestion que sur les deux friches, afin de lui conserver son rôle de corridor entre les deux zones naturelles. Enfin, la petite bande boisée longeant la friche haute est trop étroite pour supporter le dérangement. Il convient donc d’y éviter tous dépôts.

Le parc départemental du Sausset

Photo © Jean-Pierre Lair / Corif

 

En 2007 les suivis portaient sur l'avifaune nicheuse des zones humides (marais et étang) et du côteau sec qui domine le bocage. En 2008 seul le suivi sur le coteau sec a été reconduit Par rapport à 2006 les suivis furent stables ou en augmentation sur le Marais, plus variables sur le Lac de Savignu et très variable sur le Côteau sec. Sur ce dernier, l'anlyse des données depuis 2006 fournit un total de 44 espèces, dont 59% sont présentes sur les trois années, et 30% sur une seule année. Ces chiffres s'expliquent par l'uilisation du parc par les oiseaux

En 2008 une réflexion sur le plan de réimplantation des 300 nichoirs posés en 1998 a été demandé au CORIF. Selon le type de nichoir, des suppressions, des améliorations d'implantation ou encore de complets réaménagements ont été proposés avec les éléments disponibles (localisation des nichoirs, exigences écologiques des animaux…). Autant que possible, la compétition avec les Lérots a été prise en compte, ainsi de nouveaux dispositifs pour en limiter l'impact ont été suggérés.

En 2010 un inventaire des chiroptères du parc a été effectué, en particulier au niveau du tunnel aménagé à leur intention.
Seulement deux espèces ont été contactées, la Noctule Commune et la Pipistrelle Commune. Les zones humides, et en particulier l'Étang de Savigny, comptabilisent l'essentiel des contacts.
Ils constituent des zones de chasse privilégiées pour les Chiroptères. Le reste du parc est plutôt pauvre et semble donc assez défavorable aux chauves-souris.
Le tunnel est également utilisé par les chiroptères, au moins comme corridor écologique.
Il permet aux chauve-souris d'éviter la voie ferrée. Son utilisation comme gîte n'a pas pu être prouvée dans cette étude.
Enfin, un déploiement plus important de mesures de conservation sur le parc pourrait être propice au développement local des chauves-souris.
Le Parc départemental du Sausset pourra alors constituer un élément indispensable du paysage urbain du département pour les populations de Chiroptères présentes en Seine-Saint-Denis.

Le parc départemental de la Fosse Maussoin

Photo © Irène Anglade / Corif

 

Le Conseil Général de Seine-St-Denis s'est engagé dans un programme d'extension du Parc Départemental de la Fosse Maussoin, situé sur la commune de Clichy-sous-Bois. Ce programme vise notamment à ouvrir au public une zone sous-minée, actuellement interdite d'accès, correspondant à une ancienne carrière de gypse. Les travaux envisagés nécessitent une mise en sécurité du site, confiée au bureau d'Étude Pluridisciplinaire De Conseil.

Ce dernier a contacté le Centre Ornithologique Île-de-France, afin de connaître les conséquences de ces travaux sur la faune locale. Compte tenu de la présence de souterrains, nous avons proposé, en 2009 et 2010, la mise en place d'un inventaire chiroptérologique, afin de déterminer la présence de chauves-souris sur le parc et, si possible, son utilisation par ces dernières. Dix points d’enregistrement de cinq minutes ont été positionnés en périphérie du site. Ils ont fait l'objet de quatre inventaires de terrain, entre mai et septembre. En 2010, les chiroptères sont majoritairement entendus en début de période (mai et juin). Cette période d’activité est comparable à celle de 2009, mais, la localisation des contacts diffère quelque peu. Alors qu'en 2009, les chauves-souris étaient entendues de manière plus ou moins homogène sur l'ensemble des points d'enregistrement, les données obtenues en 2010 sont davantage concentrées autour du secteur sous-miné du parc.

Cette seconde année de suivi permet d'affiner le statut des animaux dans le parc. Ce dernier est en effet principalement utilisé par la Pipistrelle commune (chasse et rencontre entre individus) et par la Pipistrelle de Kuhl/Pipistrelle de Nathusius. D'autres espèces (Sérotine commune, Murin de Daubenton, oreillard ou Noctule commune…), contactées en 2009 mais pas en 2010, fréquentent occasionnellement le parc, en migration, ou en transit entre leur site de repos et leur zone de chasse. Si elles utilisent le parc comme zone de repos ou de chasse, leurs effectifs ne sont probablement pas très importants.

En 2011 le CORIF a également réalisé un inventaire ornithologique du parc. Au cours de cette étude, près de 1 000 oiseaux, de 34 espèces/taxa différents, ont été observés. L’avifaune contactée reste typique des espaces verts urbains, malgré la présence d’espèces patrimoniales, ou peu communes, en petite couronne francilienne : le Moineau domestique, le Bouvreuil pivoine, la Mésange nonnette, le Pouillot fitis, le Pic épeichette et le Roitelet huppé. La majorité de ces espèces a été observée dans la zone actuellement fermée au public du Parc. La richesse et la diversité spécifique semblent également plus importantes dans cette partie du Parc, que ce soit au printemps, comme en hiver. Par conséquent, la zone fermée montre un intérêt patrimonial plus élevé que la partie ouverte au public et joue le rôle d’une véritable zone refuge pour l’avifaune.

Le parc forestier de la Poudrerie

Photo © Irène Anglade / Corif

 

Cette étude a constitué le premier état des lieux de l’avifaune, depuis la prise en gestion du Parc par le Conseil Général de Seine-Saint-Denis.
Plus de 2 000 oiseaux de 66 espèces différentes ont été observés en 2011.
La majorité de ces espèces était déjà connue sur le site.
Les espèces les plus abondantes sont la Corneille noire, le Pigeon ramier, la Pie bavarde, la Perruche à collier, l’Étourneau sansonnet, la Mésange charbonnière et le Merle noir. Il s’agit d’espèces généralistes qui possèdent de grandes capacités d’adaptation. Ces espèces sont accompagnées d’un cortège d’espèces forestières bien développées, en lien avec la prépondérance des habitats boisés sur le Parc.
Parmi les 66 espèces inventoriées, 10 peuvent être considérées comme des espèces patrimoniales : la Bondrée apivore, le Bouvreuil pivoine, le Faucon crécerelle, le Gobemouche gris, la Mésange nonnette, le Moineau domestique, le Pic épeichette, le Pic mar, le Pic noir et le Rougequeue à front blanc.

L’occupation du sol du Parc étant assez homogène, l’avifaune observée sur le Parc est relativement uniforme. Le peuplement avien paraît plutôt équilibré, stable et bien diversifié. Les parcelles forestières qui entourent le pavillon Maurouard paraissent, toutefois, plus riches et plus diversifiées que le reste du site, ce qui confirme l’intérêt patrimonial et l’importance de la conservation de cette partie du Parc. Enfin, différentes préconisations de gestion ont été proposées afin de préserver et d’augmenter les capacités d’accueil de l’ensemble du Parc pour la Biodiversité de Seine-Saint-Denis comme le développement de la strate arbustive et buissonnante des boisements, l’entretien par fauche tardive des milieux ouverts ou encore le développement des plantes grimpantes. 

Site Natura 2000, le parc fait aussi l’objet régulièrement d’études d’incidences dans le cadre d’aménagements prévus à sa périphérie. Ainsi le CORIF en a rédigé une en 2010 sur le projet d’aménagement de l’entrée du Court St Etienne et de la Coulée verte et une autre en 2011 sur l’injection des emprises ferroviaires au niveau du parc. 

Dernière étude réalisée sur le parc, toujours en raison de son classement en ZPS, un suivi spécifique sur les pics. Les cinq espèces de Pics du Parc forestier de la Poudrerie possèdent des densités de population équivalentes aux densités moyennes de la région. L’étude a cependant révélé des secteurs du parc plus riches en Pics que d’autre, notamment le périmètre du pavillon Maurouard. Ce secteur accueille les loges de nidification des deux espèces de pics d’intérêt communautaire : le Pic mar et le Pic noir. Il est donc extrêmement sensible au dérangement du public et des travaux d’aménagement. Il est ainsi fortement conseillé d’exclure ce secteur des zones des différents projets d’aménagement élaborés sur le parc. D’autant plus que les populations des Pics mar et noir sont très fragiles, avec un seul couple nicheur certain chacun. Les autres secteurs, comprenant l’Est du Parc de la Poudrerie et les bois de la Tussion et des Sablons, n’accueillent pas, ou peu, ces deux espèces patrimoniales, néanmoins le vieillissement des arbres et le maintien des arbres morts permettra sans aucun doute aux oiseaux de s’y développer. La capacité d’accueil du Pic mar pourrait augmenter, et les Pics noirs pourraient s’y nourrir. Néanmoins, si des projets d’aménagement sont tout de même réalisés, il est important de suivre quelques indications :

  • Intervenir en dehors des périodes de reproduction de l’avifaune (septembre à janvier)
  • Limiter au maximum l’abattage des arbres
  • Si des arbres sont abattus, conserver sur place, au sol, les plus gros, après les travaux. Leur décomposition permettra le développement d’insectes saproxyliques qui pourront profiter aux Pics.

Les Hirondelles de rivage du Canal de l'Ourcq

Photo © Jean-Pierre Lair / Corif

 

L'Hirondelle de rivage, autrefois nicheuse dans les berges de rivières, a progressivement abandonné son milieu naturel, voué à la canalisation, en s'installant dans les carrières et les sablières de notre région. Ces milieux venant eux-mêmes à disparaître au fur et à mesure de l'arrêt de leur exploitation, l'Hirondelle de rivage est donc contrainte de rechercher de nouveaux habitats pour se reproduire. Certaines ce sont ainsi installées en ville, dans des structures artificielles solides percés de trous, telles que palplanches, barrages ou tuyaux de drainage. Un premier couple a ainsi été observé en 2000 dans les palplanches du Canal de l'Ourcq. D'autres oiseaux les ont bientôt rejoints, pour former une nouvelle colonie. Cette dernière a fait l'objet d'un suivi régulier d'avril à août 2008, ayant permis de totaliser un minimum de 19 couples nicheurs. Des préconisations sont proposées, afin de conserver ces cavités et d'assurer la tranquillité des oiseaux nicheurs, comme la limitation de la vitesse des embarcations qui naviguent sur le canal, à hauteur de la colonie, et l'interdiction d'activités nautiques de loisir ainsi que l'installation de structures flottantes dans ce même secteur durant toute la période de reproduction.

Le Parc de la Bergère

Le Parc départemental de la Bergère, localisé sur la commune de Bobigny, a fait l'objet d'une étude écologique globale en 2004, suivi d'un inventaire entomologique en 2006. Afin de mettre à jour et de préciser la connaissance de l'avifaune du parc. Le Conseil Général de Seine-Saint-Denis a demandé au Centre Ornithologique Île-de-France de réaliser, en 2010, un suivi spécifique de l'avifaune. D'une superficie de quinze hectares, le parc regroupe quatre types d'habitat :

une pinède, deux zones de terre nue (la Grande Plaine et la Petite crique), un espace de gazon ponctué de différents points de repère (tels que la Girouette ou le Canyon) et une zone bâtie (la cité administrative). Le protocole mis en place a permis de recenser trente espèces sur le parc dont quatre patrimoniales (Hirondelle de fenêtre, Hirondelle de rivage, Mésange huppée, Moineau domestique) et deux migrateurs peu fréquents dans les parcs urbains (la Rousserolle effarvatte et l’Hypolaïs polyglotte). Elles se répartissent principalement dans les espaces engazonnés et parsemés de buissons et de bandes boisées. Ces derniers occupent en effet la plus importante superficie du parc et offrent trois strates successives de végétation. Plusieurs mesures d'aménagement ou de gestion sont proposées afin de pérenniser, voire d'augmenter l'avifaune du parc, telles que :

  • La conservation des bois morts, tombées au sol, ou demeurant sur les arbres encore sur pied.
  • La plantation d'arbustes à baies, tel que les sureaux ou les aubépines, notamment dans les secteurs de buissons, à proximité des bandes boisées.
  • La création d'une friche et d'une prairie fleurie entretenue par une fauche annuelle tardive, par exemple sur la zone de la Petite Crique et de la Grande Plaine.

L'impact de la mise en place de ces mesures pourra être apprécié dans les années à venir, au travers d'une adaptation du protocole de suivi, visant à porter une attention particulière aux espaces ainsi aménagés.