
Photo © Franz Barth / Corif
Le protocole mis en place depuis 2002 sur le parc départemental de la Haute-Île dérive de la méthode des Indices Ponctuels d’Abondance (IPA). Six stations d’écoute/observation disposées sur la friche centrale ponctuent un parcours, sujet à modifications éventuelles selon les objectifs du suivi.
Par ailleurs, un Indice Kilométrique d’Abondance (IKA) a été réalisé dans les boisements pour la quatrième année. Un suivi particulier est organisé sur neuf espèces choisies comme indicatrices des zones semi-ouvertes. En 2010, 96 espèces ont été observées, dont six nouvelles. Celles-ci sont toutes liées aux zones humides excepté le Gobemouche gris : Canard chipeaux, Sarcelle d’été, Canard domestique, Râle d’eau, Phragmite des joncs. Quarante et une espèces fournissent différents indices de reproduction, soit le meilleur résultat depuis 2007.
Le Petit Gravelot semble avoir tenté de nicher en 2010 sur une île du bassin 3, pendant que la Sterne Pierregarin se reproduisait pour la première fois sur l’îlot artificiel installé à son intention. Après un long déclin, les effectifs des espèces bio-indicatrices semblent s’être stabilisés. La Rousserolle effarvatte réoccupe le site, alors que le Pipit farlouse n’a fourni aucun indice de reproduction pour la quatrième année consécutive. Enfin, le couple d’Épervier d’Europe ne fournit pas d’indice de reproduction probant. En 2010, comme les années précédentes, le parc semble davantage lui servir de terrain de chasse.
La richesse totale enregistrée durant ces six années s’élève à 134 espèces, avec un nombre d’espèces nicheuses qui se stabilise depuis 2008, après avoir connu une diminution constante depuis 2002. Les aménagements et travaux ont engendré une perte d’habitats en diminuant, de près des deux tiers, les surfaces de milieux ouverts et semi-ouverts. Parallèlement, l’attractivité des zones humides et milieux annexes a permis l’installation de nouvelles espèces liées à ces nouveaux biotopes. Plusieurs principes de gestion, visant à tenter de maintenir l’attractivité des friches, sont à prendre en compte, à travers un contrôle de la dynamique naturelle d’embroussaillement, une réouverture des surf

Photo © Jean-Pierre Lair / Corif
Le parc des Guilands (commune de Montreuil) fait l'objet
d'un suivi ornithologique depuis 2000, afin de connaître l'évolution
de son avifaune, notamment après la réalisation des travaux d'aménagement.
En 2007 neuf inventaires ont été réalisés, permettant de contacter 44 espèces dont 28
nicheuses. En 2008, les cinq inventaires ont permis de contacter 34 espèces avec le même nombre
de nicheurs. Le suivi des bio-indicateurs montre une progression de l'ensemble
des espèces depuis au moins 2007.

Photo © Jean-Pierre Lair / Corif
En 2007 les suivis portaient sur l'avifaune nicheuse des zones humides (marais et étang) et du côteau sec qui domine le bocage. En 2008 seul le suivi sur le coteau sec a été reconduit Par rapport à 2006 les suivis furent stables ou en augmentation sur le Marais, plus variables sur le Lac de Savignu et très variable sur le Côteau sec. Sur ce dernier, l'anlyse des données depuis 2006 fournit un total de 44 espèces, dont 59% sont présentes sur les trois années, et 30% sur une seule année. Ces chiffres s'expliquent par l'uilisation du parc par les oiseaux
En 2008 une réflexion sur le plan de réimplantation des 300 nichoirs posés en 1998 a été demandé au CORIF. Selon le type de nichoir, des suppressions, des améliorations d'implantation ou encore de complets réaménagements ont été proposés avec les éléments disponibles (localisation des nichoirs, exigences écologiques des animaux…). Autant que possible, la compétition avec les Lérots a été prise en compte, ainsi de nouveaux dispositifs pour en limiter l'impact ont été suggérés.

Photo © Jean-Pierre Lair / Corif
L'Hirondelle de rivage, autrefois nicheuse dans les berges de rivières, a progressivement abandonné son milieu naturel, voué à la canalisation, en s'installant dans les carrières et les sablières de notre région. Ces milieux venant eux-mêmes à disparaître au fur et à mesure de l'arrêt de leur exploitation, l'Hirondelle de rivage est donc contrainte de rechercher de nouveaux habitats pour se reproduire. Certaines ce sont ainsi installées en ville, dans des structures artificielles solides percés de trous, telles que palplanches, barrages ou tuyaux de drainage. Un premier couple a ainsi été observé en 2000 dans les palplanches du Canal de l'Ourcq. D'autres oiseaux les ont bientôt rejoints, pour former une nouvelle colonie. Cette dernière a fait l'objet d'un suivi régulier d'avril à août 2008, ayant permis de totaliser un minimum de 19 couples nicheurs. Des préconisations sont proposées, afin de conserver ces cavités et d'assurer la tranquillité des oiseaux nicheurs, comme la limitation de la vitesse des embarcations qui naviguent sur le canal, à hauteur de la colonie, et l'interdiction d'activités nautiques de loisir ainsi que l'installation de structures flottantes dans ce même secteur durant toute la période de reproduction.
Le Parc départemental de la Bergère, localisé sur la commune de Bobigny, a fait l'objet d'une étude écologique globale en 2004, suivi d'un inventaire entomologique en 2006. Afin de mettre à jour et de préciser la connaissance de l'avifaune du parc. Le Conseil Général de Seine-Saint-Denis a demandé au Centre Ornithologique Île-de-France de réaliser, en 2010, un suivi spécifique de l'avifaune. D'une superficie de quinze hectares, le parc regroupe quatre types d'habitat :
une pinède, deux zones de terre nue (la Grande Plaine et la Petite crique), un espace de gazon ponctué de différents points de repère (tels que la Girouette ou le Canyon) et une zone bâtie (la cité administrative). Le protocole mis en place a permis de recenser trente espèces sur le parc dont quatre patrimoniales (Hirondelle de fenêtre, Hirondelle de rivage, Mésange huppée, Moineau domestique) et deux migrateurs peu fréquents dans les parcs urbains (la Rousserolle effarvatte et l’Hypolaïs polyglotte). Elles se répartissent principalement dans les espaces engazonnés et parsemés de buissons et de bandes boisées. Ces derniers occupent en effet la plus importante superficie du parc et offrent trois strates successives de végétation. Plusieurs mesures d'aménagement ou de gestion sont proposées afin de pérenniser, voire d'augmenter l'avifaune du parc, telles que :
