Effectivement, cette recombinaison aurait des conséquences importantes et, du point de vue théorique, ne peut-être écartée. Toutefois, le virus H5N1 n'est pas plus susceptible de recombinaison que les autres types de virus déjà présents chez les oiseaux.
Il faut savoir que la charge virale chez les oiseaux n'excède pas 3 semaines.
Autrement dit, un oiseau garde au maximum 3 semaines ce virus. Au-delà, le virus est mort. En-deçà, il est viable mais l'oiseau résiste ou meurt (pas d'alternative). Donc, la recombinaison susceptible de se produire devra se faire au printemps dans un délai de trois semaines maximum après l'arrivée des migrateurs.
Et tout ce raisonnement ne tient pas compte de l'éventuelle adaptation de la résistance de l'oiseau et de son éventuelle acquisition d'une capacité à vaincre le virus.
Ainsi, lorsque nous voyons cette accumulation de conditions nécessaires, nous pouvons peut-être relativiser la situation.
Et être vigilants sans panique.
D'après un texte de Fabien Martayan, collaborateur au Centre de Recherches sur la Biologie des Populations d'Oiseaux, consultable sur son blog
Quand le virus aura atteint notre région, ce qui n'est pas le cas pour le moment, la transmission du virus nécessitera un contact rapproché, répété ou prolongé avec un oiseau mort infecté ou avec des fientes contenant le virus.
Observer un oiseau sauvage vivant ne présente donc aucun danger.