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Agir pour éviter
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Tous les cas de grippe aviaire chez les humains (327 au 07/09/07, et depuis le 1/1/2003, dont 39 % n'ont pas été mortels) ont atteint des personnes qui avaient un contact répété, prolongé et proche avec des oiseaux qu'ils manipulaient directement : donc, en général, des fermiers éleveurs de volailles ou des employés d'élevages.
Lorsque l'on compare les routes migratoires des oiseaux sauvages (généralement orientées nord-est/sud-ouest) et la direction de l'extension de l'épizootie (est-ouest), on constate qu'ils ne se recouvrent pas. Par contre, cette extension a bien suivi les chemins des échanges commerciaux et industriels de la filière avicole.
Des études sont en cours dans les pays où elles ont passé l'hiver. Aucun cas de grippe aviaire sur toute l'avifaune sauvage n'y a été constaté. Le nombre d'hirondelles porteuses de virus sera sûrement proche de zéro.
Hors d'un organisme vivant, le virus trouve des conditions favorables à sa conservation dans l'eau non salée, à condition qu'elle soit assez froide (moins de 8°C). L'été est donc moins favorable à sa propagation.
La migration est une épreuve épuisante pour les oiseaux. Seuls les plus valides y survivent. Un oiseau malade n'a donc aucune chance d'atteindre son site de nidification.
Le virus ne se propage facilement qu'au sein de groupes d'oiseaux qui vivent dans une extrême promiscuité, au contact de leurs fientes ou de l'eau froide et non salée. C'est pour cela que la maladie se répand si vite dans les élevages confinés.
Parmi les espèces sauvages, le virus de la grippe avaire touche surtout les canards et les cygnes qui vivent dans des milieux favorables au virus. Les cas concernant d'autres espèces sont extrêmement rares (quelques individus seulement parmi les millions d'oiseaux sauvages).
L'actuelle épidémie de grippe aviaire n'est pas la première, et l'expérience acquise a permis de maîtriser l'extension du virus en intervenant directement sur les élevages (par exemple en Italie en 2000 et aux Pays-Bas en 2003), montrant que c'est bien là que la lutte contre la propagation du virus doit être menée.
La destruction d'oiseaux d'espèces protégées ou de leur nids est interdite par l'article L.411-1 du code de l'environnement, repris dans l'arrêté du 17 avril 1981 fixant la liste des espèces protégées sur l'ensemble du territoire.
Les déséquilibres créés par l'homme dans les écosystèmes ont des conséquences graves et durables.
Détruire la nature n'est pas une mesure de précaution.