Dossier "Grippe aviaire"

Points de vue de scientifiques

Vous trouverez ici des points de vue que divers scientifiques, spécialistes de la biologie et de l'avifaune, ont rendus publics. Nous pensons que ces auteurs, qui engagent leur crédibilité, sont suffisamment qualifiés pour que leurs contributions alimentent nos réflexions.

> Dr Leon Bennun : Les oiseaux sauvages accusés à tort

> Pierre Leprince : Grippe aviaire, faut-il vraiment craindre les oiseaux sauvages ?

> Romain Julliard : Pourquoi je suis optimiste

Les oiseaux sauvages accusés à tort

Entretien accordé à BBC OnLine par le Dr Léon Bennun, Directeur Information, Science et Politiques de BirdLife International.

Selon le Dr Leon Bennun, les oiseaux sauvages sont accusés à tort de propager la grippe aviaire alors que des intérêts personnels dissimulent la réalité : la responsabilité de cette propagation incombe aux techniques modernes d'élevage. Les demandes de battues et de destruction des sites de nidification menacent, dit-il, de provoquer l'extinction de certaines espèces rares et n'empêchera pas la propagation de la maladie.

Grippe aviaire : la réalité s'envole

Pendant la deuxième semaine de février, l'Europe de l'Ouest a déclaré ses premiers cas de contamination par le virus H5N1 de grippe aviaire chez des oiseaux sauvages. En Italie, Grèce et Slovénie, plus de 25 cygnes sont morts ; dès la Saint-Valentin on déplorait aussi la mort de cygnes sauvages en Autriche et en Allemagne.

Les responsables de réserves naturelles, les éleveurs de volailles et les autorités sanitaires s'attendent à l'extension de cette épidémie.

Alimentés d'une part par des articles de presse alarmistes et d'autre part par des tentatives par les agences gouvernementales de camoufler la responsabilité des élevages, des appels sont lancés pour prendre des mesures drastiques contre les populations d'oiseaux sauvages.

Je pense que ces mesures menaceront certaines espèces d'extinction, sans que cela n'ait d'effet sur le développement de l'épizootie de grippe aviaire.

Attraper les responsables

Il est fort probable que les cygnes qui meurent actuellement en Europe de l'Ouest soient arrivés récemment venant de la Mer Noire, poussés vers le sud et l'ouest par le gel les empêchant de se nourrir.

Ils ont pu attraper la maladie d'autres animaux sauvages ; mais cela est peu probable étant donné les dizaines de milliers d'oiseaux d'eau testés négatifs au H5N1 cette dernière décennie.

Ils ont probablement attrapé le virus dans les fermes, avant de migrer, soit auprès de volailles infectées, soit des déjections de celles-ci. Les cygnes pâturent souvent les champs cultivés et ont de fortes chances d'être rentrés en contact avec les déjections des volailles utilisées comme fertilisant.

Si les oiseaux sauvages avaient répandu la maladie à travers les continents, il y aurait des traces d'apparition d'épidémies le long des voies de migration. Il n'en a rien été.

La théorie de "l'oiseau sauvage" répandant le virus H5N1 n'explique pas non plus pourquoi certains pays situés sur ces voies de migration en Asie ont échappé à la contamination, alors que leurs voisins ont subi des épidémies à répétition.

Ce qui est étonnant, c'est que des pays comme le Japon et la Corée du Sud, qui imposent des contrôles stricts sur l'importation et les déplacements des volailles d'élevage, après quelques épidémies de départ, n'en ont plus subies aucune. Myanmar a été épargné.

En fait, des pays qui n'ont pas développé d'élevages intensifs ont été eux aussi épargnés. La FAO (Organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture) a rapporté qu'au Laos, 42 des 45 zones infectées étaient des zones d'élevages intensifs.

Évolution mortelle

Les virus de la grippe aviaire particulièrement virulents sont rares chez les oiseaux sauvages.

Mais dans les poulaillers industriels, la grande concentration de volailles, l'exposition constante aux déjections, à la salive et aux sécrétions fournissent les conditions idéales pour la reproduction, la mutation, la recombinaison et la sélection, à partir desquels des catégories extrêmement dangereuses de virus peuvent évoluer.

En ajoutant les mauvais diagnostics répétés, les dissimulations par l'industrie et les gouvernements, la vente et transformation sous l'effet de panique de volailles infectées, on a l'explication de pourquoi le H5N1 est maintenant endémique dans certaines parties du Sud-Est asiatique.

En prenant en compte avant et après les déclarations d'épidémie en Asie, la nature globale de l'industrie d'élevage de volailles, et les mouvements internationaux de volailles vivantes et de produits issus des volailles, on a le mécanisme le plus plausible de propagation du virus entre des endroits qui ne sont pas liés par les déplacements des oiseaux migrateurs.

Les épidémies, par leur caractère et le moment où elles se sont déclarées, ne correspondent pas aux mouvements des oiseaux sauvages ; mais selon ces critères, elles ont souvent suivi les principales voies des échanges commerciaux.

La thèse selon laquelle les mouvements de volailles ont joué un rôle majeur dans la propagation de la maladie est corroborée par une analyse des souches virales publiée récemment dans le journal américain Proccedings of the National Academy of Sciences.

Certaines des organisations qui essaient de surveiller et contrôler la grippe aviaire telles que la FAO, semblent réticentes à attirer l'attention sur le rôle joué par l'élevage intensif, à cause de l'impact sur les économies nationales et sur l'accès à des ressources bon marché de protéines.

Destruction insensée

A cause de cela et pour d'autres raisons, le rôle des migrations des oiseaux sauvages dans la transmission de la maladie a été exagéré, et la presse l'a sensationnalisé.

Dans certains pays, il y a un effet négatif sur la conservation des oiseaux, avec des demandes de destruction de populations entières, l'assèchement des marécages, et la destruction des sites de nidification.

En fait, les épidémies de H5N1 chez les oiseaux sauvages ont disparu d'elles-mêmes sans destruction ni intervention humaine.

Certains oiseaux des plus menacés courent un grand danger. Mais il y a aussi des possibilités réelles de dommages aux écosystèmes dont dépendent certaines personnes et économies.

Alarmante pour ceux qui craignent une épidémie de grippe aviaire humaine, cette vision déformée implique aussi que les bonnes questions ne sont pas posées, et que les mesures de protection les plus efficaces ne seront peut-être pas prises.

BirdLife International demande qu'une enquête indépendante sur la propagation de H5N1 soit conduite, étudiant le rôle de l'industrie globale de l'élevage de volailles, et établissant des cartes des élevages officiels et non officiels ainsi que les routes du commerce de volailles en liaison avec l'apparition des épidémies.

C'est peut-être aussi le moment de se pencher sur la façon dont le monde se nourrit et de décider si le prix payé, en terme de risque pour la santé humaine et pour la biodiversité de la planète par le développement des méthodes d'élevage moderne, n'est pas trop élevé.

Source et copyright BBCNews OnLine / Green Room / Opinions : publication hebdomadaire sur des thèmes liés à l'environnement - 17/02/2006 - www.news.bbc.co.uk

 

Grippe aviaire :
faut-il vraiment craindre les oiseaux sauvages ?

Par Pierre Leprince, Président d'Aves - Natagora et Docteur en Sciences biologiques.

L'apparition récente de cas de grippe aviaire en Europe et la mise en place des mesures de confinement et de surveillance des oiseaux d'élevage qui y ont été associées relance les craintes du public et des autorités vis-à vis des oiseaux sauvages, fréquemment présentés comme les vecteurs du virus H5N1. Plusieurs études scientifiques nouvelles, l'analyse des circonstances de l'apparition des foyers de grippe aviaire en Europe et en Afrique et des informations sur les pratiques commerciales de l'industrie avicole mondiale jettent un regard nouveau sur le rôle prétendu des oiseaux sauvages dans la dispersion du virus H5N1.

Oiseaux sauvages

Il est établi à présent que des oiseaux sauvages peuvent être infectés par le virus de la grippe aviaire, y survivre au moins un certain temps et effectuer des déplacements en étant porteurs de ce virus. Ce genre d'événement reste cependant très rare : des tests effectués pendant trois ans en Chine, au coeur de régions infectées, sur plus de 13000 oiseaux dont de nombreux canards migrateurs, n'ont mis en évidence le virus que chez six oiseaux. 1500 analyses ont été planifiées en Belgique pour cet hiver et des tests semblables effectués en Europe occidentale depuis l'automne 2005 sur des oiseaux sauvages n'ont pas encore révélé la présence du virus.

Les cas récents des cygnes tuberculés trouvés morts ou mourants de la Grèce à l'Allemagne confirment que des oiseaux aquatiques sauvages, cygnes, canards et oies peuvent contracter l'infection. En vivant, se nourrissant et déféquant dans l'eau, ces oiseaux sont en contact étroit avec des déjections infectées par le virus et contractent ainsi plus facilement la maladie. Chez les autres espèces d'oiseaux sauvages, plus terrestres qu'aquatiques, de tels contacts étroits entre oiseaux malades se produisent beaucoup moins fréquemment et la grippe aviaire risque donc beaucoup moins de se propager chez eux. On ne doit dès lors pas craindre que les passereaux de nos jardins, villes et campagnes deviennent des vecteurs de l'infection virale. Il n'y a donc pas de raison de se méfier des oiseaux aux mangeoires ou des hirondelles qui reviendront occuper leurs nids aux alentours de nos bâtiments.

La proportion des oiseaux sauvages infectés étant extrêmement faible, on peut raisonnablement penser que leurs effectifs ne seront guère affectés par la mortalité causée par le virus.

Le cas des cygnes tuberculés malades de la grippe aviaire cet hiver est d'ailleurs particulier : ces oiseaux ne sont pas réellement des migrateurs mais ont atteint nos régions en fuyant la vague de froid qui frappait la Russie où ils avaient été fort probablement en contact avec les foyers de grippe qui perdurent de part et d'autre de l'Oural dans des élevages de volailles domestiques. Il ne s'agit donc pas de la prétendue dispersion du virus par les oiseaux migrateurs annoncée depuis l'été 2005 et qui ne s'était d'ailleurs pas produite l'automne dernier. Il en a d'ailleurs été de même en Asie, où plusieurs pays restent indemnes de l'infection sans qu'aucune mesure soit prise contre les oiseaux migrateurs ou même pour restreindre les contacts entre ceux-ci et la volaille domestique. Tout indique que les oiseaux migrateurs qui ont passé l'hiver chez nous et ceux qui nous reviendront d'Afrique dans quelques semaines sont sains et ne présentent pas de danger.

Oiseaux domestiques

Le virus H5N1 est aujourd'hui devenu endémique parmi les oiseaux domestiques dans certaines régions d'Asie : près de 2% des canards et oies d'élevage sont porteuses du virus dans le sud de la Chine. En Europe, bien que plusieurs cas d'oiseaux sauvages infectés aient été rapportés, seul un élevage français a été touché par la maladie.

Une étude génétique très détaillée des différentes formes de virus H5N1 qui sont présentes en Chine et en différents points d'Asie du Sud-Est, publiée en février 2006 dans la revue de l'Académie américaine des Sciences, montre que plusieurs formes locales distinctes de virus occupent différents pays et régions géographiques. Ceci indique que le virus subsiste pour de longues périodes et évolue sur place au sein des élevages infectés d'où il n'a pas été éliminé. C'est encore une autre forme du virus qui est présente chez les oiseaux sauvages en Chine et celle-ci n'est pas présente dans la volaille domestique. Les causes de la dispersion répétée du virus en Asie doivent donc être recherchées dans les transferts d'oeufs ou de volailles malades à partir des foyers chinois et pas dans une dissémination par les oiseaux sauvages.

De plus en plus d'arguments plaident pour un rôle prépondérant des transports licites ou non des volailles dans la dispersion du virus à l'échelle planétaire. Ces échanges sont en effet permanents et concernent des oiseaux vivants ou morts, des poussins destinés à l'élevage, des oeufs prêts à éclore, des plumes mais aussi des déjections et des litières d'élevage qui sont utilisées pour l'alimentation animale et la fumure des terres agricoles. Il est ainsi de pratique courante en Asie mais aussi en Europe de l'Est d'utiliser des fientes de poulet pour nourrir des poissons dans des bassins d'élevage auxquels ont accès des oiseaux aquatiques sauvages ou de les répandre comme fumier dans les prés où pâturent cygnes et canards.

L'apparition du virus dans de nouveaux foyers en Afrique ou en Europe s'explique sans doute de la sorte. Au Nigeria, le virus est apparu d'emblée dans de grands élevages, situés à distance des concentrations d'oiseaux migrateurs, et qui sont régulièrement approvisionnés de manière non contrôlée en oeufs provenant de Turquie et en poussins d'élevage provenant de Chine. Tous ces éléments permettent de mieux comprendre la manière dont se propage le virus H5N1 et quels sont les dangers dont il faut se prémunir dans la situation actuelle. Prendre des mesures de confinement des oiseaux domestiques est une mesure justifiée en soi, car il ne faut pas perdre de vue que ce sont actuellement les oiseaux d'élevage qui sont le plus menacés parle virus H5N1. Mais la probabilité que les élevages soient contaminés par des oiseaux sauvages reste certainement faible. Par contre des mesures très strictes doivent être prises afin que le commerce d'oiseaux d'élevage ou de leurs produits ne constitue pas chez nous, comme en Asie, la porte d'entrée du virus H5N1 sur notre territoire. Certains pays d'Asie, le Japon, la Corée du Sud, Hong-Kong, la Malaisie et la Birmanie ont des mesures strictes de contrôle et n'ont à ce jour pas été infectés par H5N1, alors qu'ils figurent parmi les pays situés en zone à risques.

Humains

Rappelons enfin que la grippe aviaire n'est pas une maladie humaine car le virus H5N1 ne se transmet que très difficilement à l'homme et qu'il n'est pas contagieux d'homme à homme. Alors que des centaines de millions de volailles ont été touchées par la grippe aviaire en Asie, seulement 173 cas humains ont été officiellement renseignés, dont 93 mortels. Tous ces cas de contamination humaine ont eu lieu à cause d'une importante proximité avec des oiseaux domestiques malades. Aucun malade humain de la grippe aviaire n'a encore été contaminé par un oiseau sauvage.

En conclusion, il nous apparaît que le discours ambiant ne tient pas compte d'une série d'éléments objectifs qui, s'ils ne remettent pas en question le fait que des oiseaux sauvages puissent être infectés par le virus de la grippe aviaire, indiquent que ces derniers en sont surtout les victimes et ne sont pas la cause première de la propagation de l'épizootie.

 

Pourquoi je suis optimiste...

Par Romain Julliard, chercheur au CRBPO (Centre de Recherches sur la Biologie des Populations d'Oiseaux), au Muséum National d'Histoire Naturelle à Paris.

Ce message ne vient ni du CRBPO, ni du Muséum, mais de Romain Julliard, biologiste, spécialiste des populations d'oiseaux sauvages, et n'engage que son auteur. Cela dit, vous verrez que son contenu n'a rien de confidentiel et ne s'appuie que sur de l'information publique à la disposition de tout le monde. Il peut être diffusé ou pas, en me citant ou pas !

Tout le monde aura remarqué le degré d'incertitude qui règne autour de la grippe aviaire. Cette incapacité des médias à faire la part entre ce qui est probable et ce qui ne l'est pas est la principale raison de la "panique de précaution" à laquelle nous assistons.

Pourtant, en prenant un peu de recul sur le déroulement des différents événements de grippe aviaire de ces dernières années, on peut, d'après moi, être raisonnablement optimiste. Aucune certitude dans ce qui suit, simplement, à la lumière de ce qu'on sait, le scénario qui me semble le plus probable.

D'abord quelques faits : en Asie du Sud-Est, pour tous les cas de contaminations de volailles domestiques, l'explication la plus probable, pour ne pas dire presque certaine, a toujours été la transmission par une volaille domestique infectée transportée par l'homme. Les cas d'oiseaux sauvages contaminés là-bas ont toujours été trouvés à côté de poulaillers contaminés, et ne se sont pas propagés.

L'Asie du Sud-Est, la Chine en particulier, est une zone majeure d'hivernage des canards, oies, cygnes qui nichent plus au nord (Sibérie centrale et orientale). Pourtant, les cas de grippe aviaire chez les oiseaux sauvages au nord de cette zone (Mongolie, Sibérie) sont assez sporadiques, et certains d'entres eux sont probablement liés à des contaminations par des poulaillers infectés.

Pourquoi aussi peu de cas chez les oiseaux sauvages dans la région du monde la plus touchée par la grippe aviaire ? La réponse est bien étayée par les études scientifiques. D'une manière générale, le virus persiste mal dans les populations sauvages : les individus sont peu vulnérables et ceux qui contractent la maladie transmettent mal le virus à leurs congénères. D'autre part, et c'est sans doute le facteur le plus important, le virus persiste très mal hors d'un oiseau vivant (c'est-à-dire dans l'air ou dans l'eau) dès que la température dépasse 8°C.

De toute évidence, depuis l'automne dernier, la grippe se propage à cause des oiseaux sauvages, depuis la Sibérie jusqu'à l'Europe de l'Ouest. Mais force est de constater que les cas sont très sporadiques et que la mortalité est minime : pour 10 oiseaux trouvés morts, il y en a des dizaines de milliers bien vivants et en pleine santé ! Autre caractéristique, tous les cas concernent des oiseaux d'eau douce froide ou susceptibles d'être en contact avec de tels oiseaux. D'où la déduction complètement en accord avec ce qu'on sait du virus : l'eau froide est sans doute déterminante pour le maintien du virus dans les populations sauvages.

Or, il y a une chose dont on est sûr : le fin de l'hiver est pour bientôt, et, d'après moi, avec le réchauffement printanier, la grippe devrait rapidement disparaître de France. La grippe va-t-elle se maintenir tout au nord de l'Europe et revenir à l'automne ? Je n'en sais rien, mais on a le temps de voir venir.

Enfin, qu'en est-il des oiseaux migrateurs revenants d'Afrique ? Selon les informations dont tout le monde dispose, il n'y a aucun cas avéré de grippe aviaire chez un oiseau sauvage migrateur ou non en Afrique. Les élevages de volailles contaminés le sont presque certainement à cause d'importation de volailles d'Asie du Sud-Est (ou d'échange entre poulaillers infectés en Afrique). Et c'est, une fois encore, en parfait accord avec ce qu'on sait du virus, incapable de survivre en atmosphère tropicale, et avec ce qui s'est passé en Asie du Sud-Est : aucun cas de propagation durable de la maladie dans les populations sauvages.

Pourquoi tant d'inquiétude alors sur les oiseaux migrateurs ?

Rappelez vous, l'automne dernier, le virus est en Sibérie. Message rassurant des ornithologues : les oiseaux ne migrent pas directement de la Sibérie à l'Europe de l'Ouest ! - Oui, mais ils vont aller en Afrique contaminer nos canards. D'où cette angoisse qui devait durer tout l'hiver : les oiseaux migrateurs de retour d'Afrique allaient-ils contaminer nos zones humides ? Et bien, la grippe est venue par d'autres voies, via la Caspienne, la Mer noire et la Méditerranée orientale... Et toujours rien en Afrique !